MOIS SANS TABAC 1 : SEVRAGE ET PHYTOTHÉRAPIE.

Comme chaque année en ce mois de novembre, débute le défi « le mois sans tabac ». Considérée comme l’une des dépendances les plus fortes et des plus difficiles à traiter, de multiples possibilités s’offrent à vous, tant en médecine traditionnelle qu’en naturopathie. Je vous propose donc une série d’articles tout au long de ce mois afin de vous accompagner dans votre cure.

Avant tout :

Pourquoi une si forte dépendance ?

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, il faut savoir que, dès la première cigarette fumée, votre cerveau commencera à créer de nouveaux circuits neuronaux qui sont la raison principale des difficultés à se sevrer. En effet, les nouveaux circuits ainsi crées sont directement liés à la zone du plaisir et de la récompense. Les substances psychoactives dont fait partie la nicotine agissent donc sur le système cérébral, l’envahissent et modifient ses mécanismes, entraînant ainsi une perte totale du contrôle chez les personnes concernées.

L’industrie du tabac est la GRANDE RESPONSABLE non seulement de l’augmentation de cette dépendance, mais également de très nombreuses pathologies chroniques et aigues potentiellement mortelles. Car il faut savoir qu’en elle même, ce n’est pas la nicotine qui provoque toutes les maladies de comorbidité. Goudrons, métaux lourds, ammoniac… ce sont des centaines de substances qui entrent dans la composition du tabac du commerce. Sans oublier que les feuilles de papier à cigarette sont micro-pulvérisées d’eau sucrée, ce qui explique les envies de compensations sucrées lors du sevrage.

Il faut donc dire STOP aux idées reçues : les fumeurs ne sont pas des égoïstes inconscients, ni des personnes n’ayant aucune volonté… Non ce sont des personnes qui souffrent d’une pathologie : l’addiction! N’oubliez pas que chez les fumeurs, le cerveau ne fonctionne pas « normalement ».

Quid des substituts nicotiniques :

Ils sont nombreux : patchs, spray sublingual, gommes à mâcher, pastilles à sucer, inhalateurs, mais aussi des molécules médicamenteuses (Champix, Zyban…)

Personnellement, les molécules médicamenteuses sont à proscrire, ou bien a utiliser sous surveillance rapprochée d’un spécialiste. En effet, les effets secondaires sont nombreux, et le sevrage grâce à ces moyens est loin d’être efficace.

Concernant les différents substituts que peut vous proposer votre médecin ou votre pharmacien, ils fonctionnent (environ 20 à 30%), mais rarement seuls. Ils devront automatiquement s’accompagner d’actions hygièno-diététiques et comportementales, ou bien de phytothérapie et autres compléments alimentaires qui agiront principalement sur le système nerveux. Point positif : depuis 2 ans, ces dispositifs sont remboursés sous prescription par la sécurité sociale. Vous n’aurez donc aucune avance de frais à faire.

Rappelons que : 1 cigarette fumée = 1mg de nicotine absorbée. Les cigarettes sont pourtant très fortement dosées puisqu’elles contiennent entre 7 et 15mg de nicotine par cigarette. Uniquement 1mg est véritablement assimilé. Donc si vous fumez 20 cigarettes par jour, vous devrez, dans la première phase de votre sevrage, commencer par des patch dosés à 20 ou 21mg de nicotine.

Avant de commencer, questionnez-vous :

Et surtout, soyez honnête avec vous mêmes et posez vous les bonnes questions : suis-je vraiment prêt à arrêter? Que dois je modifier dans mes comportements? Dis-je la motivation nécessaire? Suis-je prêt à faire des sacrifices?

Pour répondre en partie à ces questions vous disposez chez votre pharmacien ou bien en ligne, une Test de motivation au sevrage (voir lien ci-après). Celui-ci vous permettra une évaluation rapide de vos possibilités. Plutôt que de le faire seul devant votre écran, rendez-vous chez votre médecin, pharmacien ou thérapeute.

Test de motivation :https://www.tabac-info-service.fr/J-arrete-de-fumer/Je-fais-le-point-sur-ma-motivation

Un autre test est à faire, celui-ci permettant d’évaluer votre dépendance à la nicotine :le test de Fargeström avec 3 résultats : dépendance légère, modérée ou forte. Vous trouverez le questionnaire sur le lien précédemment cité, mais aussi chez votre pharmacien sur simple demande. Ce test vous permettra de mettre en place un bon sevrage avec les substituts qui vous correspondent.

Phytothérapie et sevrage tabagique :

De nombreuses plantes peuvent vous aider et vous accompagner efficacement pendant votre sevrage. Je vous en présente quelques unes, ainsi qu’une recette d’infusion détox et équilibrante.

Le KUDZU : la plante anti-dépendances : Originaire d’Asie, cette plante est utilisée en Médecine Traditionnelle Chinoise depuis des millénaires pour favoriser les sevrages. On utilise particulièrement les racines et les feuilles. Ce qui est formidable dans le Kudzu, c’est qu’il s’agit d’une plante multi-usages : adaptogène, calmante, dépurative, détoxynante, très antioxydante et surtout elle modère très fortement l’effet du manque. Agit dans le sevrage de toutes les dépendances.

Particulièrement difficile à trouver sous forme d’infusion, vous pourrez vous la procurer facilement en gélules. En fonction de votre dépendance, je vous conseille une consommation de 1 à 2 grammes par jour, soit 2 à 8 gélules, avant les repas avec un verre d’eau pendant 3 mois, renouvelables si nécessaire.

La VALÉRIANE : la plante du dégoût du tabac :

Cette plante va clairement modifier le goût de vos cigarettes, leur donnant un parfum répugnant.

La valériane en infusion est très difficile à consommer car elle a une odeur quasi pestilentielle et un goût particulièrement âcre. Je la conseille également en gélules, plus rarement en extraits liquides, ou bien associée à d’autres plantes.

Faites le test un week-end : au coucher, avalez 4 gélules de valériane avec un grand verre d’eau. Résultat dès la première cigarette du lendemain, elle vous dégoûtera!

Cependant, vous pouvez simplement prendre 1 gélule 4 fois par jour pendant 3 mois.

La GRIFFONIA, la RHODIOLE et l’AVOINE : pour compenser le manque :

La Griffonia permettra particulièrement de diminuer l’effet de déprime que vous ressentirez pendant les premières semaines du sevrage. Elle permettra également de diminuer la sensation de fatigue très fréquente dans ces périodes.

La Rhodiole, comme vu plus haut, est une plante adaptogène. Elle permettra entre autres de gérer l’humeur et de retrouver le tonus physique et moral.

Enfin, l’avoine aura un effet relaxant. Favorisez la dans votre alimentation, ou bien consommez la en extrait liquide.

Je conseille le protocole suivant : E.P.S (extrait photo-standard) Rhodiole + Griffonia à quantités égales : 5 ml matin et soir dans un demi verre d’eau pendant toute la durée du sevrage. Demandez ce mélange à votre pharmacien.

Il existe bien entendu d’autres plantes qui favoriseront un sevrage efficace. Le mieux est de vous faire accompagner. En effet, je donne ici des conseils généraux, chaque individu a des besoins différents, d’où l’intérêt d’une consultation.

Le petit plus : la recette d’infusion détoxication rééquilibrante :

Faire préparer un mélange avec les plantes suivantes :

  • Passiflore : 20 grammes
  • Ortie : 20 grammes
  • Réglisse : 20 grammes.
  • Angélique : 20 grammes.
  • Romarin : 20 grammes.

Faites infuser 2 cuillères à soupe de ce mélange dans 1 litre d’eau bouillante. Laissez infuser 15 minutes et filtrez. Buvez la tout au long de la journée.

Osez franchir le pas!

Prochain article sur le sevrage : l’homéopathie.

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